Dans la jungle des villes

De Bertolt Brecht

Création 1996

Mise en scène : Valérie Jallais

Scénographie : Jacques Oursin, assisté de Nina Wetzel

Lumière : Frédéric Dugied

Costumes : Jean-Paul Perdereau

Musique : Michel Jules

Avec : Brice Beaugier, Olivier Chapelet, Eduardo Gotusso, Sylvie Gravagna, Michel Jules, Gael Lescot, Didier Menin, Patrick Olivier, Pénélope Perdereau, Stéphane Roger 

 

Garga, un jeune homme venu de la plaine avec toute sa famille, est petit employé de bibliothèque dans la grande ville de Chicago.

Un jour, survient Shlink, un riche Malais négociant en bois, qui veut à tout prix acheter l’opinion de Garga. Shlink connaît tout de lui : ses habitudes, ses goûts, sa famille, ses rêves…

Garga est humilié au plus profond de lui-même, non pas tant par la proposition mercantile, que par la manière dont il perçoit sa situation au travers des images que Shlink lui renvoie de sa vie.

Un combat sans merci s’engage alors entre les deux hommes, combat qui semble n’avoir d’autre fin que l’abdication du moi adverse. Chacun, pour affirmer sa suprématie, renie tout ce qui le détermine affectivement et socialement. Shlink abandonne à Garga son commerce, résultat de toute une vie de travail ; Garga, lui, sacrifie sa cellule familiale, sa mère, sa fiancée et sa sœur.

Le combat s’arrête quand il n’y a plus rien à jeter dans l’arène que de pauvres mots, quand les deux adversaires se font face, seuls, dans leur inexorable entité.

 Shlink : « l’isolement infini de l’homme convertit une hostilité en un but inaccessible. »

 Garga comprend alors : « Ce qui compte, c’est, non pas d’être celui qui est le plus fort, mais celui qui vit. »