Cécile s’était introduite dans l’orphelinat. L’air était frais dehors. Elle était dans le parc. Une lampe de poche coincée entre les dents, elle crochetait la serrure de la porte. En moins d’une minute elle en vint à bout. Elle se releva, reprenant sa lampe à la main, un sourire aux lèvres.
Ses cheveux étaient attachés en une queue de cheval enfouie dans son pull à col roulé noir. Elle se dirigea sans peine vers le bureau des archives. Ses employeurs lui avaient fait parvenir les plans détaillés du bâtiment. Elle entendit un grincement qui venait du cloître, s’immobilisa un instant puis entreprit d’ouvrir une nouvelle porte par le même procédé.
Une fois entrée, elle balaya avec le faisceau lumineux les meubles du bureau après avoir refermé derrière elle. Le tiroir des admissions était large. Les dossiers y étaient rentrés par ordre alphabétique. Elle chercha logiquement le dossier de T. à la lettre F.
Tous les dossiers des jeunes admis qui portaient un nom de famille en F étaient là, à part un, celui de Yann Fraix. Elle parcourut tous les dossiers et sourit quand elle s’aperçut que le dossier qu’elle cherchait se cachait au milieu des admis dont les noms de familles commençaient par un T. Sans perdre un instant elle tira un appareil photo numérique de la poche de son jean noir et photographia page par page le dossier de son ami, Yann Fraix.
93
ajouter un commentaire recommander commentaires (2)




C'est vous qui le dites!