Une route en France entre Voiron et Evreux_ 23h00
Les deux voitures filaient à vive allure sur les routes de campagne, la voiture qui transportait Eloïse était en tête et s’arrêta à une station service dont l’enseigne jaune et bleue clignotait faiblement, l’autre voiture la suivit. Cela surprit le gérant qui s’occupait de la station certaines nuits. Six des vampires descendaient de leurs voitures, ils rentrèrent dans le magasin pour acheter quelques bricoles à grignoter, certains sens ne disparaissent pas avec la mort. Le sol était crasseux, le gérant était un homme gras. Des jeunes qui entraient à cette heure là dans le magasin étaient l’étincelle qui allumait une flamme de méfiance dans ses petits yeux ternes qui ne semblaient pouvoir exprimer que ce sentiment, ses cheveux blonds étaient rassemblés en des mèche graisseuses. Le chauffage faisait suer cet homme, ses joues tombantes et son front morne étaient perlés de gouttes humides et sales. Les six jeunes qui étaient rentrés il les tenait à l’œil, un seul qui chaparde le moindre paquet de chips et…
Eloïse s’avança au comptoir et paya toutes leurs provisions sans aucune exception, en souriant elle lui souhaita une bonne fin de nuit, les six tournèrent les talons et rentrèrent dans les voitures qui ne démarrèrent qu’au bout de dix minutes. Lorsqu’elles partirent le décor avait légèrement changé derrière le comptoir.
Des traces de sang étaient étalées sur le mur jauni, le tabouret orange était renversé dans une mare de sang et de graisse. L’homme n’était plus qu’une masse de matière grasse se vidant de son sang par les deux trous rapproché qui ornaient maintenant sa nuque. Sa bouche était tordue de douleur et ses yeux étaient plus vides qu’ils ne l’avaient jamais été le long de sa misérable existence, si c’était possible.
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