Cet article constitue une réponse à un autre article par là: (oui ici!) Proposé par celle qui a mille blogs et au
moins autant de visages...
Pour les textes longs, déjà, puisqu'ils constituent la grande majorité de mes écrits...
Un texte long me vient d'une idée, de discussions avec des amis desquelles des questions se sont dégagées, en général rien de prémédité, pour cette idée de base, je ne me force pas à réfléchir
sur le sujet d'un texte... Par exemple pour 100 (c'est ce que j'ai de plus récent à proposer)... Tout vient d'une soirée au cours de laquelle il s'est passé beaucoup de choses,
notammentune discussion en anglais sur le
libre-arbitreavec un certain Nicolas (le I. de 100) ce fut la première pierre, le premier déclencheur...
Le second déclencheur a été une journée, entretien d'embauche (bien passé puisque je bosse actuellement pour eux) et ensuite je devais rencontrer ce même Nicolas, et là tout a dérapé, du coup je
me suis inspiré de cet évènement, de ce qui l'a précédé et de ce qui lui a succédé pour créer la dynamique T./I. dans ma tête, on en est qu'au stade embryonnaire de deux personnages, mais c'est
déjà pas mal.
Le troisième déclencheur a été l'article publié sur ce blog en réponse à cet évènement (maintenant supprimé) qui a vu la
naissance de l'initiale I., et la correspondance électronique de l'été suivant avec le même I., cette correspondance prend des allures de délire, avec le vouvoiement et l'initiale I.
utilisée. Je me suis dit que j'écrirai bien quelque chose qui reflète une correspondance, mais sur papier, un peu pour refléter les romans épistolaires, en plus ça me permettrait de renouer
régulièrement avec la première personne que je n'utilise plus que rarement depuis que j'ai fini le premier tome de La Lune Bleue avec le journal de Jim Dante.
Et là j'ai tout recoupé, toutes ces idées qui étaient en vadrouille dans ma tête depuis quelques mois, et si je n'avais pas passé ce passage piéton mais que j'y étais resté? Que se passerait-il
pour les autres? Et si T. se retrouvait piégé entre deux mondes, l'idée du pacte, pouvoir donner un sens à sa vie et à la mort... Et si de cet entre-deux on pouvait toujours communiquer,
partiellement (les lettres de I. à T.)...
Cette soirée j'ai écrit le Prologue, le Jour d'Avant, puis j'ai lancé la rédaction du premier jour. J'écris toujours le début...
Ensuite je passe à la phase des questions: les pourquoi et les comment? Ce que moi je me poserai comme question en étant lecteur, et à quelles questions je n'ai pas de réponses à donner (oui il
restera des points sans réponse, mais c'est parce que je ne peux pas en donner et qu'il vaut mieux que certains points restent en suspens). De cette série de pourquoi et de comment, se tissent
les liens entre les personnages et l'intrigue générale, le puzzle, complété de la première à la dernière pièce.
Comment je m'organise ensuite ? (Cette phrase ferait doucement rire ma mère :D )
Ensuite une fois ces questions élucidés, il ne me reste "plus qu'à" diviser le tout en parties équitables avec des étapes... Les quatres parties de 100 font 25 jours avec à la clé
l'intrigue interne résolues (première partie c'estrésoudre les
paroles de Geneviève Longini) et des pièces du plus grand puzzle.
Ensuite je rédige les différentes intrigues de la partie à laquelle je m'attaque... Pour la première partie de 100, j'ai un grand carton couvert de Post-its... Chaque ligne correspond à un Jour,
chaque colonne à un personnage, ainsi je visualise mieux les progressions de chaque personnage et je peux bien planifier mon intrigue pour arriver à une conclusion.
Il me reste cependant beaucoup de marge de manoeuvre, sur mes post-its rien ne me dit quel style je vais adopter, comment je vais partir... En effet l'intrigue de mon mort du jour se résume à
deux lignes (par exemple le moine qui s'étouffe dans sa soupe a donné une histoire beaucoup plus fournie), la forme du rêve n'est presque jamais préméditée (sauf pour les épisodes un peu plus
mythologiques commecelui du jour 7par exemple), les lettres de T. à I. non plus, et j'ai Dean, mon personnage joker. Je ne peux pas écrire si tout est trop contraint,
Dean est salvateur par moment (pour moi).
Une fois un jour fini de rédiger, je publie sur le blog, quand j'aurai fini de publier le premier quart j'entamerai une relecture approfondie en tenant en compte des défauts qui ont été soulignés
par les lecteurs, ou en essayant ^^.
Voilà pour les textes longs... Pour les textes courts, je laisse simplement mariner les idées et les images dans ma tête et ensuite je me lance quand tout est mûr...
C'est vous qui le dites!