Quand la sonnerie du téléphone de Cécile avait retenti, elle s’était éclipsée de table et était sortie de l’appartement. Elle dévala les escaliers pour se retrouver devant la mairie de Rueil-Malmaison. Elle continua à marcher pour être sûre que personne ne la suivait.
Son téléphone se remit à sonner. Cette fois-ci elle décrocha. La voix était féminine mais légèrement trafiquée, trop aigue.
« Vous êtes seule ?
- Oui madame.
- Avez-vous appris quelque chose de nouveau ?
- J’ai compris pourquoi vous m’aviez présenté à William Luce.
- Vous avez mis le temps. J’espère qu’il n’est pas trop tard.
- Il commence à me faire un peu plus confiance. Il a admis que T. était à l’orphelinat Saint Gabriel. Je ne tarderai pas à découvrir quand il y est entré.
- Nous saurons donc très bientôt s’il s’agit de lui ou non.
- Et s’il s’agit de lui ?
- Nous aurons d’autres pistes à explorer pour retrouver le bon garçon. »
Cécile parut hésitante.
« D’autres pistes ?
- Il s’agit du contrat que nous avons passé. Ne me dites pas que vous vous êtes attachée à Monsieur Luce ? »
Cécile ne répondit pas à la question.
« Je vous recontacterai quand j’aurai la date d’entrée de T. à l’orphelinat Saint Gabriel. »
Elle raccrocha. La mine soucieuse elle revint vers l’immeuble, songeant à un mensonge crédible que William croirait sans trop de mal.
et de rien!
Je ne manquerai pas de passer.