Le professeur Carter poussa la lourde porte qui le séparait des derniers mystères de la civilisation kéïenne. Derrière la porte se trouvait les rouleaux de sagesse. La porte n’était pas si difficile à pousser malgré son poids. Cela allait même plutôt bien. Une fois à l’intérieur de la pièce il sentit l’air lourd emplir ses poumons, une odeur pestilentielle infiltrer son nez. La puanteur était palpable. La pièce était circulaire d’après les débuts de mur qu’il pouvait apercevoir à l’aide de sa torche. Il avança le long du mur. Il n’y avait qu’une étroite voie avant de tomber dans un précipice. La salle était donc un vaste puits autour duquel il pouvait circuler.
Il n’entendit pas les portes se refermer. Il sentit juste que l’air frais qu’il avait fait entrer en ouvrant les portes cessa d’arriver. Il dirigea alors sa torche vers les portes de la salle pour se rendre compte que ce qu’il avait craint venait de se produire. Il se dirigea à pas lents vers les portes. Il essayait de respirer par la bouche, mais l’odeur était trop forte. Alors qu’il essayait de tirer sur les portes, sa torche lui échappa des mains et tomba au fond du puits.
Avec horreur il s’aperçut que les rouleaux qu’il convoitait tant avaient failli être brûlés par sa torche. Les rouleaux étaient en effet disposés au centre du puits, au fond. Peut-être aurait-il du réservé l’horreur pour le moment où il découvrit ce qui entourait les rouleaux, à l’endroit même où était tombée sa torche.
Le fond du puits était couvert d’ossements humains. Il n’était pas le premier explorateur à être parvenu jusqu’ici puisque parmi les ossements il put découvrir un casque, un sac à dos et des torches électriques. La nausée monta peu à peu en lui et il se retrouva en train de vomir tripes et boyaux à ses pieds.
Peu à peu l’air vicié commençait à faire effet. Il vit des petites lumières blanches danser dans son champ de vision. Plus inquiétant, il commençait à perdre ses sensations du bout de ses doigts et de ses orteils. Peu à peu il perdit conscience de son corps avant de s’écrouler et de tomber dans la fosse qui contenait les précieux rouleaux auxquels il désirait tant accéder. Il ne comprenait pas que les derniers mystères qu’il allait découvrir n’étaient autre que sa mort.
big bisous