On se connaît depuis toujours
Depuis la maternelle, tous les jours
T’es devenue ma meilleure amie
C’est pas parce que j’ai un p’tit ami
Qu’on va arrêter de s’voir tout les jours
Qu’on va s’arrêter de parler d’un seul coup
Que toute cette amitié c’est fini entre nous
Non parce que tu vois moi je t’aime beaucoup
Demain matin, j’irai te chercher
Et on prendra notre petit déjeuner
T’as toujours été ma meilleure amie
C’est pas parce que j’ai un p’tit ami
Qu’on va plus manger ensemble du ragoût
Qu’au ciné on s’donnera plus rendez-vous
Que toute cette amitié c’est fini entre nous
Non parce que tu vois moi je t’aime beaucoup
On se connaît depuis toujours
Depuis la maternelle, tous les jours
T’es devenue ma meilleure amie
C’est pas parce que j’ai un p’tit ami
Qu’on n’a pas encore la vie devant nous
Que demain on s’fera pas un plat de nouilles
Que tout cette amitié c’est fini entre nous
Non parce que tu vois moi je t’aime beaucoup
BAAOOOM
La détonation réveilla T. en sursaut. Il avait la mélodie de cette stupide chanson de Laure-Marie dans la tête et comme à chaque fois elle y resterait toute la journée. Il n’y avait cependant aucun bruit de détonation à la fin de cette chanson en temps normal. Alors il comprit. Aujourd’hui il allait devoir récolter l’âme de Laure-Marie, l’idole de milliers de préadolescentes.
Alors qu’il reprenait tranquillement son souffle, la porte de la salle de bain s’ouvrit dans un léger grincement. L’Ankou, le visage toujours à moitié caché par son chapeau semblait glisser sur le parquet.
« Habille-toi, il y a quelque chose que tu dois faire ce matin. »
La voix de l’Ankou semblait plus glaciale que d’ordinaire. T. frissonna, se leva et prit des habits propres dans son placard.
∞
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