Découvrez Placebo!




Antenne Lyonnaise du Centre de Recherches Scientifiques d’Europol (France)

10h27 (08h27 GMT)

 

Théo avait passé la plupart de son voyage les yeux bandés. On l’avait déshabillé, laissé séché, habillé d’un pantalon de toile grossière bleu gris et d’un T-shirt de la même couleur et de la même matière ce qui était plutôt désagréable au contact de sa peau. Une fois habillé on lui avait ensuite menotté les chevilles et poignets en reliant d’une chaîne les deux systèmes de menottes. Théo avait été traîné dans des couloirs aux murs de bétons nus avant d’être fixé à cette chaise, une sangle de cuir maintenait son abdomen au dossier de la chaise métallique et deux autres enserraient son cou et son front pour que sa tête soit immobilisée. On avait enlevé ses menottes pour fixer ses poignets et ses chevilles aux bras et aux pieds de la chaise qui était rivetée dans le sol. Ce n’est qu’ensuite qu’on lui retira le bandeau de ses yeux.

Il n’y avait pas de projecteur dirigé vers son visage. Les murs de bétons nus, un miroir sans tain en face de lui, surement blindé. Entre lui et le béton une table en acier, elle aussi fixée dans le sol. A sa droite une porte blindée. La douleur dans son épaule droite ne s’était pas vraiment atténuée, il s’y était habitué. Un homme entra dans la salle. Le grincement de la porte fit dresser les poils de Théo sur ses avant bras. L’homme était habillé en costume sombre avec une cravate noire nouée au col de sa chemise blanche. Théo ne pouvait pas bouger la tête, mais il savait qu’on observait les mouvements de ses yeux. Il gardait donc ses yeux fixés sur un point invisible du miroir.

L’homme posa un boîtier métallique sur la table. Il était dans le champ de vision de Théo qui n’avait pas besoin de bouger ses yeux pour analyser ce qu’il se passait. L’homme en costume restait muet et ouvrit le petit boîtier qui contenait une seringue vide et un élastique. Théo se força à ne pas sourire, à ne montrer aucune réaction faciale. Tout était extrêmement ritualisé, même pour lui faire une simple prise de sang.

L’homme tendit l’élastique et le noua au dessus du coude de Théo Il enfonça ensuite l’aiguille dans son coude et préleva un flacon plein de sang. L’homme rangea ensuite la seringue dans le boîtier, dénoua l’élastique et le plaça à côté de la seringue. Il referma le boîtier et quitta la pièce sans un mot. Théo avait remarqué que l’homme n’avait cherché à établir aucun contact visuel avec un naturel déconcertant. Lui-même n’avait pas bougé d’un cil. Son visage était neutre, on aurait dit qu’il était là de sa propre volonté, comme s’il n’y avait aucune contrainte, que les sangles et les liens l’immobilisant n’existaient pas. Il affichait une sérénité déconcertante.

 

Mercredi 3 septembre 2008
par Jim Dante publié dans : EM6 Team, Mission 1: Les deux côtés du miroir communauté : Les Joyeux Lurons
ajouter un commentaire recommander commentaires (1)   

Pages

Présentation

Publicité

C'est vous qui le dites!

Soundtrack

free music

The other side of this life

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
hebergement gratuit creation blog page web sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus